Quai Pierre Scize

Quai Pierre Scize:
Des Espèces Parmi Lyon recrée des habitats nécessaires à la biodiversité

Le projet Gabiodiv’ (Gabion et Biodiversité), porté par l’association Des Espèces Parmi’Lyon (DEPL), consiste en l’installation de modules végétalisés sur les quais minéralisés de la Métropole lyonnaise.

Sur le premier aménagement du Rhône à la Guillotière, plus de 200 espèces ont déjà colonisé spontanément les lieux, dont le Héron, le castor d’Europe et le brochet, une espèce protégée qui s’y reproduit naturellement. Martin-pêcheur, poules d’eau et anax empereur y ont également été observés.

J’ai eu la chance de faire un reportage sur la mise en place des gabions immergés, qui permettront de créer une protection entre le débit du fleuve et les quais et permettre la reproduction des poissons puis d’y revenir un an après et voir les résultats.

Afin de mener à bien ce projet – piloté par l’association naturaliste Des Espèces Parmi’Lyon (DEPL), créée par deux Lyonnais, Victorine de Lachaise et Quentin Brunelle, et qui compte aujourd’hui une cinquantaine de bénévoles –  le chantier du quai Pierre-Scize a mobilisé les scaphandriers de l’association Odysseus 3.1 et Ecofluv et son bateau electrique ainsi que beaucoup de bénévoles. 

Ici, pas de mise en scène : juste un reportage du réel, des gestes précis, répétés, patients, un effort de celles et ceux qui redonnent une place à la biodiversité. 

Documenter ce chantier, c’est capter une synergie et une volonté de rendre la ville plus belle et plus vivante. 

Un an après après la pose des premiers gabions, les quai sont végétalisés, je viens tôt le matin pour profiter de la lumière de l’aurore. 

Le temps est frais à 6h du matin avant que la canicule lyonnaise ne s’installe, cet endroit au bord de l’eau me fait du bien et me donne de l’espoir.

J’aperçois un héron, des libellules, un canard, des papillions, des petits poissons et des abeilles.

Je viens le matin pour profiter de la belle lumière et en milieu de journée – et c’est toujours aussi vivant.

Un héron s’est posé sur le quai Pierre-Scize, un canard regarde un papillion et glisse désormais entre les tiges de graminées, des nénuphars jaunes flottent où il n’y avait rien, des libellules volent partout et les abeilles butinent.

« En fin de compte, nous ne conserverons que ce que nous aimons ; 

nous n’aimerons que ce que nous comprenons ; 

et nous ne comprendrons que ce qu’on nous enseigne. »

Baba Dioum, ingénieur forestier sénégalais, discours à l’Assemblée générale de l’UICN, New Delhi, 1968

Pompiers en Isère

POMPIERS DE L’ISÈRE :
À L’INTÉRIEUR DE LA CASERNE DE BOURGOIN-JALLIEU
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Une semaine en immersion totale au cœur de la caserne de Bourgoin-Jallieu, aux côtés des sapeurs-pompiers. 

Une commande institutionnelle pour documenter la réalité complète d’un métier exigeant : entraînements, manœuvres de sauvetage, entretien des véhicules, interventions réelles et vie collective. 

Du portrait individuel aux vues aériennes par drone, ce reportage photographique institutionnel en Isère valorise l’engagement quotidien des sapeurs-pompiers auprès du grand public et des partenaires institutionnels. 

Une semaine à vivre au rythme de la caserne de Bourgoin-Jallieu, c’est découvrir un quotidien fait de bonne humeur d’energie et de solidarité.

On rit, on se serre les coudes, et chaque journée apporte son lot de surprises.

Ce que j’ai voulu capturer dans ce reportage photo institutionnel, c’est cette synergie de groupe où chaque personnes est à l’oeuvre pour un fonctionnement agréable et sécurisant en vue des missions qui les attendent.

Entre deux interventions, la caserne ne s’arrête jamais vraiment. Les exercices se succèdent — montées en nacelle, manœuvres de désincarcération, entraînements physiques — pendant que d’autres s’affairent à l’entretien minutieux des véhicules et des équipements. 

Corps entrainé, camion vérifié, chaque étape contrôlée est une garantie de plus pour la prochaine sortie.

C’est cette partie invisible du métier de sapeur-pompier que j’ai voulu documenter dans ce reportage métier en Isère : le travail en amont quotidien, et sans lequel rien ne serait possible sur le terrain.

« On sait quand ça commence mais jamais quand ça finit. »